Des tambours et des hommes

Des tambours et des hommes
Pour tuer le temps... "Excellences !"
Armez-vous mais de patience !

Les hommes sont comme des tambours! Tout est affaire de "roulement"!
Les dogmes et les longs discours en joue selon l'air du temps...
D'ailleurs comment être sourd à de si bons instruments qui donnent autant
Quand les leurres en retour ne prêtent qu'au dévouement ?!
Et tour à tour, les braves se déchaînent et le coeur battant !...
Ils courent et sous les salves a la chaîne, ils meurent combattant!...
Les voies de la "Mère Patrie" mènent parfois au "Père Lachaise"...
Aussi ne faudrait-il pas faire le tri dans les faits et la thèse?

Serait-il lâche en chemin de remettre son courage "à demain"?
Et que les mages le prennent "à deux mains"!
Eux qui ne font que montrer le chemin...

"Courage fuyons"!Le message n'engage à rien !
Comprenez bien ! Jene monte à la charge qu'au front qui est mien...
Ô rage ! Désespoir ! D'être otage de ces tragédiens... Concitoyens!
Parfois l'adage qui convient est "qui n'fait rien n'a rien"!

Les hommes au service d'une idée sont-ils au sevice des hommes ?
N'y a-t-il pas risque que la précitée soit non fertile ?
En somme, doit-on se précipité au clairon qui sonne pour des raisons
Qui ne sont déstinées qu'aux floraisons d'automne?
Quand l'histoire se dédit...
Allons! On ressort les longs discours...
"Gloire aux morts à credit !" ....
Résonne le son des tambours qui mènent encore "à la baguette"à l'oraison
Des remords celui qui fit don de son être croyant peut-être
Qu'il changerait le plomb en or!

Serait-il lâche en chemin de remettre son courage "à demain"?
Et que les mages soient cobayes humains!
Eux qui n'ont jamais de sang sur les mains...

"Courage fuyons"!Le message n'engage à rien !
Comprenez bien ! Jene monte à la charge qu'au front qui est mien...
Ô rage ! Désespoir ! D'être otage de ces tragédiens... Concitoyens!
Parfois l'adage qui convient est "qui n'fait rien n'a rien"!

Pour tuer le temps... "Excellences !"
Armez-vous mais de patience !

La ruda slaska
Photo : Saez

# Posté le samedi 16 juillet 2005 16:16

Douceur

Douceur
"Douce mélancolie de la pluie, intime regard vers l'infini..."

Citation : Moi
Photo : Carla Bruni

# Posté le mardi 26 juillet 2005 15:52

Son destin... notre destin...

Son destin... notre destin...
Je fuis le destin, je fuis la Terre... qui à son tour veut fuir son destin...
Il est tracé son destin... tracé, barré, cassé... Comme ci on c'était amusé à la saouler, comme ci la lumière des astres ne parvenait plus jusqu'à nous...
Elle ne tourne plus, elle se saoule... elle saigne... elle souffre...
Elle représente la tristesse et la solitude... C'est vrai après tout, ce n'est qu'une poussière parmi cet univers... et nous.. nous ne sommes qu'ephémère...

®Tous droits réservés à SINKLIFE®

# Posté le mardi 26 juillet 2005 15:56

Modifié le mercredi 27 juillet 2005 08:33

rêve éternel

rêve éternel
Au bout d'une table, il y avait, comme toujours, une fillette endormie sur la nappe tachée. Elle était probablement la seule ce jour-là à rêver d'amour...
Elle avait les cheveux attachés; le signe du jeune fille de bonne famille. Cheveux attachés et soigneusement peignés. Peut être avait elle 8 ans, 10 ans? On voyait la moitié de son visage, l'autre était enfoui contre son bras, à demi nu car elle portait une légère robe en dentelle blanche (en contraste avec le reste) dans les côtés et un petit noeud dans le dos. Encore un signe ici de jeune fille à l'éducation pincée et de parents pour le moins âgés.
Trimballée dans ce mariage mondain, dans ce mariage où une jeune fille n'a pas sa place car il n'y a que des adultes, et peu de jeunes filles de son âge.
Des adultes qui ont les joues qui rougissent sous les verres de bon vin pour les hommes et les pieds qui bleuissent dans des talons trop serrés pour les femmes...


Alors elle dort. Elle s'ennuit. Elle pense, ou elle rêve...




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Morne caricature de grand ballet, je reste contempler encore cette jeune fille. Elle a l'apparance douce et fuyante. Timide. On peut en croiser beaucoup de jeunes filles innocentes, mais pas de fillettes comme elle. Non. Je suis sur que derrière un sourire angelique,se cache une tristesse. Elle ne se plaît pas ici. N'a pas sa place. Ce monde, cette Terre n'est pas fait pour une jeune fille innocente comme elle.
Elle est seule, elle est triste.

Je la vois qui bouge. D'abord ses doigts, puis sa main... Sans doute le manque de réconforts. Ses parents sont loin d'elle... accoudés à une table voisine, on les entend rire, parler de potins ou critiquer la misère et le petit peuple... Malgré l'air aristocratique, voir même débile... Ils oublient qu'ils critiquent leur misérable existence.
Laissons les. Ils se détruisent à feu doux. On voit déjà les femmes qui ont un tailleur ultra fin, mais raffiné ; qui laisse entrevoir des jambes fines, longues, parsemées de vaisseaux violets... La voix dure, quand elle fume, elle avale la cendre. Ce style de femme qui raconterait sa vie sans le moindre intérêt. Elle pourrait placer une note gaie, voire même intelligente... mais non, elle parlera d'un débit presque triste...
Et enfin, ces hommes, pauvres d'esprit, riches en débit de paroles inutiles... En dépit de leur beau costume 2 pièces noir, avec un noeud papillon pour certains, cravate pour d'autres; et une chemise, avec un col qui montre bien le manque de goût. Ils arrangent leurs cheveux grisonnants avec quelques coups de peigne fin et une moustache pour certains... N'oublions pas de préciser que leurs doigts squelettiques montrent leur peu d'habileté artistique, ou manuelle. Et puis ces verres anodins lors d'un banquet. Combien en ont-ils pris? Certains accompagnent ce verre par une cigarette; gitane sans filtre. Beaucoup ont un visage creusé, les yeux incurvés, enfoncés dans leurs orbite. Et puis leurs femmes qui, par charité ou politesse, leur redresse le noeud papillon, avec un sourire sans doute ironique et laissent entrevoir leurs dents jaunies...


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Quant à moi, je quitte la fenêtre d'où j'avais une vue parfaite sur toute la salle, pour chercher une vue réduite; sur cette petite fille. Autrement dit, je cherchais un peu de douceur...
On pouvait, de là où j'étais, sentir le parfum des femmes, mélangé à ceux des hommes. Et il y avait cette fumée de cigarette qui faisait baisser l'intensité de la lumière. Non, ce n'est vraiment pas un endroit pour une jeune fille...


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C'est étrange cette impression de pureté, de bonheur. Et a la foi, sentir un horrible odeur, mélangé à des gloussements.
J'ai parcourus la pièce de l'extérieur, en vain. Je n'ai pas trouvé meilleur endroit pour observer la jeune fille. Je me résigne à retourner voir par la fenêtre la fillette entourée d'adultes.
Elle dort toujours. Tandis que ses parents ne bougent pas d'un cil en sa direction. Ils continuent à boire, rire, parler... Détruire et se détruire...

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Je me décide à me réveiller. J'ai l'impression d'avoir fait un mauvais rêve. Un rêve étrange, et doux à la foi. Et j'ai encore cette odeur qui chatouille le nez...
j'essai de me rappeler ce rêve. Je vois une fillette. C'est elle! Douce, l'aspect soigné. Avec des parents qui essayent d'en faire autant... Ils ont plutôt l'air pressés. Fuyant. Ils se cachent?
Sans doute ont-ils raison en les voyant... Triste, pas d'intérêt général. Un enfant pour faire chic... Et puis ce visage inoubliable... Sombre, froid et fin. La femme arrive à la taille de son mari avec des talons hauts.
Et puis ils ont leur enfant, cette jeune fille que j'ai vu dans mon rêve. Elle sera belle, élancée, un visage parfait... Mais gardera une tristesse et profonde timidité en elle... Peut-être ses parents qui ne lui portent pas assez d'attentions. Du moins, on ne peut pas appeler "attention" des gens qui font tout pour l'habiller cher, la faire pouponner, et lui payer une poupée en porcelaine pour poser dans sa chambre... Sa chambre; je la défini comme une chambre plutôt spacieuse. Il y a ses dessins au mur, avec une grande fenêtre, des rideaux rose. Un lavabo, une petite glace. Et surtout son lit refait tous les jours soigneusement par la maîtresse de maison. On peut lire sur la porte "chambre de princesse" écrit d'une main enfantine... Et enfin, il y ses peluches à qui elle confie tout car elle ne dit rien à ses parents. Ni a ses copines d'école. Pas même ce que représentent ses dessins... Des traits grotesques, de plusieurs couleurs, surtout couleurs chaudes. Mais il y avait quand même des traits bien construits; aux couleurs sombres, froides... dessins glacials... Jeune fille de cristal...

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J'aimerais réchauffer ses larmes...
Peut-être pourra-t-elle réchauffer les miennes... Pour ça je vais me rendormir... oui dormir... un sommeil profond. Un sommeil léger et doux... comme un jour sans lendemain...
Je me mes à penser à cette fillette... elle est au bord d'une table, elle semble dormir avec du monde autour... Elle se réveille... peut-être va elle enfin me voir...

Maintenant, j'ai toute l'éternité pour la regarder...

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Photo : clip The nobodies de Marylin Manson

# Posté le mercredi 27 juillet 2005 18:27

Modifié le samedi 13 août 2005 10:22

J'crois qu'y a une fille qu'habite chez moi

J'crois qu'y a une fille qu'habite chez moi
Plusieurs indices m'ont mis la puce à l'oreille
J'ouvre l'oeil
J'vais faire une enquète pour en avoir le coeur net
Ca m'inquiète

Y'a des détails qui trompent pas

Les draps la couette et la taie d'oreiller
Sont plus dépareillés
A coté de mes fringues en boule
Y'a des vêtements pliés et repassés

Y'a des détails qui trompent pas
J'crois qu'y a une fille qu'habite chez moi!

Deux brosses à dent dans la salle de bain
Du savon sans savon et le sèche-cheveux
C'est certainement pas le mien
Des petites boules bizarres
Pour parfumer la baignoire
C'est un vrai cauchemar
Quelqu'un a maasacré tous mes amis cafards!

Dans la cuisine des sachets de thé
De verveine de camomille
Un message sur le répondeur d'une mère
Qu'est pas la mienne
V'là qu'elle s'en prend à ma famille!

Y'a des détails qui trompent pas

Quelqu'un en douce a fait la vaiselle
Où sont mes habitudes mon ménage trimestriel?
J'ouvre le frigo horreur c'est d'la folie!
Y'a plein de légumes!
Y'a même des fruits!

Y'a des détails qui trompent pas
J'crois qu'y a une fille qu'habite chez moi!

Où sont mes potes qui glandaient devant la télé
Les boîtes de pizza les paquets de chips éventrés
Les mégots de cigarettes écrasés dans les assiettes
Ma collection de new look? aux oubliettes!

Sur la table de nuit y'a plus de capotes mais de l'aspirine
Y'a une fille qu'habite chez moi
Y'a aussi des bougies contre l'odeur de la nicotine
Y'a une fille qu'habite chez moi!

Y'a des détails qui trompent pas

Y'a un vrai rideau y'a plus un drap cloué sur la fenêtre!
Qu'est ce que c'est que ça mon Dieu c'est une plante verte!

L'aspirateur est encore chaud
C'est trop je porte plainte!
Je vais l'emmener au labo
Pour vérifier les empreintes

On dirait que je suis plus célibataire
La coupable je la tiens
Elle est devant l'étau se resserre
Accrochée au téléphone assise en tailleur
Dans une jolie robe à fleur
Une fille me dit "arrête ton cinéma
Et le loyer je le paye autant que toi!"

Bénabar

# Posté le jeudi 28 juillet 2005 17:00

écrivez...

écrivez...
[Écrire] : composer avec le silence
[Écrire] : à l'écart des regards
[Écrire] : libre sans ranc½ur
[Écrire] : jouer avec les je
[Écrire] : ne pas se laisser mettre au néant
[Écrire] : défilé de fééries
[Écrire] : politique du joueur
[Écrire] : dérouter l'abject
[Écrire] : faire danser les mots

Adrien Pwatt
Photo : ma main, mon écriture

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Écrire : l'autre côté de la vie.
Yves Ouallet

Ma pensée est un souffle aride :
C'est l'air. L'air est à moi partout.
Et ma parole est l'écho vide
Qui ne dit rien - et c'est tout.

Tristan Corbière


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J'aime écrire... écrire, penser, lire les écrits des autres... ça fait rêver.
Des fois sa nous ouvre les yeux, sa nous fait réfléchir...
**écrire**... avec un seul mot on peut rendre heureuse une personne... on peut aussi détruire...
Lire; se transporter... instant poètique, instant lyrique... Se retrouver dans les textes, s'interroger sur le sens d'un texte, y penser... et l'oublier...
On devient un simple songe, d'amour, de rage, de tristesse ou d'espoir...
Juste l'instant d'un paragraphe, on oublie tout... Trois vers et tout s'explique... et un texte pour nous rappeler que nous sommes uniques...
********************--{Il n'y a rien de plus merveilleux...}--


Sinklife

# Posté le jeudi 28 juillet 2005 18:33

Modifié le dimanche 07 août 2005 16:08